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Un an après, du concours ESJ Pro au quotidien Le Progrès

À quelques jours près, voilà déjà un an que je passais le concours d’entrée de l’ESJ Pro de Montpellier. J’étais aussi enthousiaste qu’angoissé sur la réussite de ce concours, la recherche d’une entreprise, et, surtout, le fait de mettre les deux pieds dans le monde du journalisme. Le moins que l’on puisse dire, c’est que rien n’a été simple jusqu’à présent. Et pourtant, je n’échangerai ma place pour rien au monde. Voici pourquoi.

Après avoir réussi ce concours, le temps de la recherche d’entreprise est venu. Ma stratégie première était celle du luxe : trouver une grande entreprise reconnue, proche de chez moi et m’offrant une mission dans un domaine épanouissant. Dans mon cas à l’époque, le service des sports de La Voix du Nord à Lille. Une bêtise. Bien sûr, qui ne tente rien n’a rien. Mais dans un secteur en crise où l’heure est à la réduction drastique de postes, il faut bien comprendre que l’entrée dans une grande entreprise ne peut se faire qu’à trois conditions : le timing, le réseau et le talent. Précisément dans cet ordre. S’il n’existe aucun poste disponible, aucune chance. Et si un poste venait à être disponible, encore faut-il avoir la personne dans son réseau pour être mis au courant avant les autres ou pour se faire introduire. Et quand bien même les deux premières conditions sont réunies, vous ne serez jamais le seul sur la ligne de départ, et c’est bien celui ou celle qui saura franchir l’arrivée en tête qui remportera la course. À l’impossible nul n’est tenu, ou presque.

C’est un jardin extraordinaire…

Partant de ce constat, et après avoir compris (tardivement) que cela ne fonctionnerait pas dans ce sens, j’ai travaillé la seule chose sur laquelle je pouvais avoir une réelle influence : le réseau. À l’heure du numérique, cela passe, entre autres, par les incontournables réseaux sociaux. En plus de certaines plateformes spécialisées, j’ai surtout ciblé Linkedin, Viadeo et Twitter. La démarche est aussi salvatrice que destructrice. On s’ouvre à un champ des possibles et de nouvelles connaissances sans précédent, tout en remarquant les autres annonces de candidats. Et la chute est rude : à l’instant T, nous sommes bien des milliers à courir après la même chose, et il y a toujours quelqu’un qui nous surpasse dans un domaine ! Alors vient la réflexion de savoir quelle sera notre stratégie à adopter. Dans mon cas, je visais un média spécialisé dans le sport, si possible football, et si possible, Paris ou au-dessus (oui, à mesure que le temps passe, le champ géographique s’élargit…). En revanche, si je me suis accordé à me vendre du mieux que possible sur mes compétences, hors de question de ne pas être sincère avec mes valeurs et mes principes. Pas d’hyprocrisie, ni de mensonges. C’est un choix. Ceux que je vais aborder doivent savoir immédiatement pourquoi je les contacte, mais qu’importe leurs réponses, j’irai plus loin dans la discussion pour profiter du lien nouvellement créé avant d’en retirer des conseils, des expériences ou simplement une discussion enrichissante le temps d’une soirée.

Sur Twitter, ma technique a donc été de suivre tous les médias correspondant à ma recherche, sans exception, ainsi que les rédacteurs en chef et leurs adjoints, mais aussi les journalistes influents et les personnalités du milieu. On discute, on s’envoie des messages privés, on réagit, on partage de l’info et on retweet. Bref, on se montre ! Dans ce milieu, personne ne viendra jamais vous chercher, qu’importe votre CV. Et on entretient ensuite ce jardin dans lequel on a semé ses atouts, ses promesses et ses compétences, en espérant que le terreau se montre fertile. C’est ce qui s’est produit. Après quelques semaines de contact avec un journaliste/rédacteur-adjoint d’un nouveau pureplayer web spécialisé ballon rond, j’ai eu l’occasion de faire un essai pour la Coupe du monde. Le deal était simple : si tout se passait bien en tant que freelance pendant un mois, le contrat pro était à moi. Évidemment, point de certitudes si ce n’est une promesse orale, mais qu’importe, je n’avais rien à perdre, et tout à gagner. Au pire, je pouvais ajouter une ligne à mon CV après une expérience rémunérée dans mon domaine de prédilection. Au mieux, je pouvais en plus décrocher un contrat et être, enfin, dans le circuit. La Coupe du monde s’est bien passée, et la promesse a été tenue.

Le sommet, la chute, et le rebond

Si cette entreprise n’avait aucune renommée dans le milieu, puisqu’étant très jeune (moins de deux ans d’existence), elle avait tout de même une équipe ayant bossé dans de gros titres de presse et motivée par un projet à long-terme, soutenu par un investisseur important. Quant aux avantages personnels, étant en desk, je pouvais travailler depuis chez moi la plupart du temps, avec quelques réunions au siège, en région parisienne, chaque mois. Le plan était parfait. Du jour au lendemain, j’ai pu modifier tous mes profils web pour y apposer la mention « Journaliste sportif ». Le kiff. Je suis entré dans un nouveau monde, avec une caution entreprise qui m’a fait gagner un temps fou et qui a provoqué un intérêt non-négligeable. À ce moment précis, j’ai clairement compris que si le métier de journaliste n’était pas toujours apprécié ou respecté, il était porteur d’une marque d’intérêt indéniable de la part du grand public, des clubs et des sportifs. Mon compte Twitter n’a jamais gagné autant de followers qu’à cette période. Si le manque de terrain s’est parfois fait ressentir, j’ai tout de même adoré cette expérience, jusqu’à ce que l’entreprise dépose le bilan, cinq mois après la signature de mon contrat.

À suivre…

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À propos de Alexandre Becquet

Originaire du Nord de la France, j'ai appris le football grâce aux albums Panini de papa planqués dans le grenier. Amoureux de la dernière passe, des coups francs bien frappés de Beckham et des pronostics improbables, j'aime me prendre pour un commentateur fou et passionné. Et si tu veux voir ma photo dédicacée du sorcier Japhet N'Doram, même pas en rêve.

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